Les jeux du Droit de Perdre et les rôlistes, mon expérience

J’étais une adepte de jeux de rôle avant d’intégrer le milieu des jeux de société.

J’ai donc une vision assez large du concept de « jeu ». Quand je joue à un jeu thématisé, j’ai l’habitude de me projeter à fond dans l’univers en question et parfois même un peu trop, quitte à flinguer ceux qui me dérangent sur mon passage, avec un regard doux mais déterminé !

A mon goût, certains jeux de société sont trop « fermés» pour mon esprit en quête d’évasion. On est limité par des cartes, des pions ou bien des règles du jeu…

Autant vous dire que, lorsque j’ai découvert les jeux du Droit de Perdre, j’étais loin de penser qu’il s’agissait de concepts proches de ce que l’on vit en jeu de rôle.

Dans chacun des jeux de notre maison d’édition, nous interprétons, nous improvisons, c’est l’éclate, quoi ! Comme dans un bon jeu de rôle, où le personnage que nous jouons évolue librement au fur et à mesure de l’aventure.

D’ailleurs, dans un « Débrouille-toi !« , nous essayons de réaliser des missions de l’extrême avec des objets inutiles… Ça ne vous rappelle pas des quêtes improbables de jeu de rôle ? Et « Comment j’ai adopté un dragon «  est le jeu idéal pour raconter des histoires farfelues en interaction avec les autres !

Alors, amis rôlistes n’hésitez plus, car les jeux du Droit de Perdre sont faits pour vous !

PS : merci à Eric Weibel pour la photo !

L’Union des Editeurs de Jeu

En tant qu’éditeur, nous sommes sensibles à l’environnement économique dans lequel se développe notre activité. Du coup, Le Droit de Perdre est membre de l’UEJ ou Union des Editeurs de Jeux ou encore « la Ouéj ! ».

Aujourd’hui, Alain Balay,  vous explique en quoi cela consiste :

Avant tout, Alain, qui es-tu ?

Humain, canin, joueur, éditeur, un peu tout ça. Plus professionnellement, gérant de la maison d’édition Blue Cocker , les jeux qui ont du chien (oui ,le slogan est de moi !) et membre de la UEJ.

Qu’est-ce que l’UEJ ?

L’Union des Editeurs de Jeu (UEJ, ça donne jeu en verlan, mais il n’y a que moi que ça amuse^^) est une association qui regroupent des éditeurs de jeux de société francophones. Nous sommes une grosse trentaine et on tente de faire à plusieurs ce qu’il est difficile de faire tout seul.

Comment ça fonctionne ?

Nous sommes bénévoles, à part Juliette, notre chargé de mission. Les membres se réunissent en commission et essaient de faire avancer les projets. Les commissions font valider les projets par le CA qui leur accorde un budget si besoin. Le budget est basé sur les cotisations des membres. Plus nous aurons d’adhérents, plus nous aurons les moyens financiers et humains pour mener à bien tous les projets !

Pourquoi était-il nécessaire de fonder l’UEJ ?

Moi, ça m’a toujours semblé évident. Pour plusieurs raisons, d’abord et c’est essentiel, pour communiquer, échanger et partager. Ensuite, à plusieurs on est plus fort et plus efficace. Il y a de plus en plus d’éditeurs et le marché progresse. Il doit donc faire face à des défis nouveaux. Et sur beaucoup de sujets,il vaut mieux mutualiser les énergies, les idées et les moyens.

Quels sont les objectifs de l’UEJ ?

Houlà, il y en a plein ! Le reconnaissance du jeu de société en tant qu’œuvre de l’esprit, des actions caritatives, de l’information, de la collecte de données, des labels et prix ludiques, la réflexion autour d’une convention collective, des partenariats, l’interdiction du pain au chocolat comme dénomination de la chocolatine (ha non, ça c’est que moi …) De nouvelles commissions se sont formées comme la mutualisation, afin d’avoir des tarifs avantageux pour nos membres (assurances, transporteur, etc …), ou Normes et sécurité pour mieux s’informer sur la conformité aux normes et les obligations douanières. Il y a aussi des projets de formation sur la fabrication ou la TVA, et j’en passe…Tous les détails sont sur notre site www.uej.fr

Et parmi tous ces objectifs, lesquels représentent un défi fou ?

La reconnaissance du jeu comme œuvre de l’esprit (commission à laquelle Le Droit de Perdre participe). Même si ce sujet peut sembler évident à certains, ce sera un projet de longue haleine avec des aspects juridiques, politiques et même philosophiques. Ça implique une vision de l’édition, un statut des auteurs, voire une définition du jeu. Donc un vaste sujet !

Avec quels professionnels extérieurs travaillez-vous pour aider les différentes commissions à avancer ?

Avec tous ceux qui nous semble utiles ! Récemment, nous avons organisé deux conférences à Cannes. La première était consacrée au droit de la propriété intellectuelle, avec un avocat spécialiste de la question. Un livre blanc sur le sujet est disponible pour nos adhérents. La seconde portait sur l’export et était animée par un logisticien, un export manager et un comptable. Nous mettons aussi des partenariats en place avec les autres associations du secteur : la Société des auteurs de jeux, le Groupement des boutiques ludiques, le Réseau des cafés ludiques, l’Association des ludothèques françaises mais aussi avec l’université Paris XIII qui fait des recherches sur le jeu.

Quelque chose à rajouter ?

Jouez comme si votre vie était en jeu, et vivez votre vie comme un jeu! Ça pète ça , non ?

Merci Alain pour ces informations. N’hésitez pas à visiter le site internet de l’UEJ pour en savoir plus.

A très vite les amis !

Guide de survie à l’aide des jeux du Droit de Perdre !

Cette semaine, je me suis creusé la tête pour vous prouver que les jeux du Droit de Perdre peuvent être joués dans n’importe quelle situation.

Voici pour vous, en exclusivité mondiale, la liste des jeux parfaits dans les situations insolites suivantes :

Vous êtes kidnappés par des indigènes de l’espace : Débrouille-toi !

Grâce aux outils de MacGivrette, vous saurez comment vous sortir de ce pétrin ! Vous êtes prêts à inventer une stratégie de fuite à l’aide d’un rouge à lèvre, d’un trombone, d’un pommeau de douche et d’un détecteur de métaux ? Courage, ensemble vous allez y arriver et sauver votre peau !

La fin du monde est dans 10 minutes : La série des jeux Questions de Merde !

C’est le moment de partager tous vos secrets avec vos amis. Même si les vérités que vous vous apprêtez à révéler sont parfois inutiles, elles touchent au sens profond de l’existence. N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous semblaient anodine jusqu’à lors, car c’est votre dernière chance de savoir « Quel est l’objet le moins utile ? » ou bien « Où est le point G ? »….

Une soirée dans une discothèque de vampires : La série des jeux Taggle !

Avec vos cartes répliques en main, plus personne ne vous résiste et vous serez les rois de la répartie ! Vous allez tellement vous marrer que les vampires qui vous accompagnent oublieront qu’à l’origine ils voulaient sucer votre sang. Efficacité prouvée à 100% des cas déjà étudiés !

Une coupure d’électricité chez l’Empereur de la Terre : La série des jeux « Comment j’ai adopté un dragon/gnou » !

L’Empereur ne peut plus visionner sa série télévisée préférée et il commence à s’impatienter ? Pas de panique ! Avec le jeu « Comment j’ai adopté un dragon/gnou », vous allez le captiver et lui faire oublier tous ses tracas. Il vous suffit de choisir un thème et de lancer les dés pour lui raconter une histoire passionnante ! Promis, il ne verra pas le temps passer jusqu’à ce que le courant revienne…

Avec toutes ces preuves, j’espère vous ne douter plus un seul instant que les jeux du Droit de Perdre sont d’indispensables compagnons de vie et de survie !

Festivals à venir

Comme le mois de mars a été très chargé, je n’ai pas beaucoup eu le temps de vous tenir au courant des actualités de la maison d’édition.

Alors, pour aller droit au but, voici tous les évènements ludiques à venir sur lesquels nous seront présents :

 

Du 21 au 22 avril : Kaysersberg – Festival du Jeu de rôle

 

 

Du 11 au 13 mai : Besançon – Ludinam.

 

 

Du 26 au 27 mai : Metz – Metztorii

 

 

Du 9 au 10 juin : Strasbourg – Des Bretzels et des Jeux

 

Du 23 au 24 juin : Paris – Paris est Ludique

Sur cet événement, toute l’équipe sera présente pour votre plus grand plaisir :)

 

Venez vous joindre à nous, pour toujours plus de moments de partage !

Le Réseau des Cafés Ludiques

Parmi nos partenaires, nous avons la chance d’avoir des bars et cafés ludiques, qui font vivre nos jeux tout au long de l’année. Et aujourd’hui, c’est Matthieu Bonin, président du Réseau des cafés ludiques, qui répond à nos questions.

Premièrement, Matthieu, qui es-tu ?

Un joueur avant tout… Le jour, je travaille sur la future application Dized, mais la nuit, j’enfile mon collant de super-héros et je dévoile ma vraie passion pour les cafés-jeux ! Je collectionne les titres intrigants : après avoir été « président de la Triche » (à Lyon), je suis « administrateur de la Feinte » (de l’Ours, à Nancy), et je préside à ce titre le Réseau des cafés ludiques.

Qu’est-ce que le Réseau des Cafés ludiques ?

C’est un chouette regroupement de différents cafés ludiques à travers la France. Après une belle gestation de près de 10 ans, il a enfin vu le jour à Cannes l’an dernier. Depuis, il y a une vraie dynamique, à la fois conviviale et très sérieuse, à laquelle continuent de se rallier de nombreux cafés existants ou encore au stade de projets. On est tous réunis par la même volonté de transmettre notre passion et de promouvoir le jeu de société à travers des lieux conviviaux et ouverts à tou.te.s ! Et ce qui est bien, c’est que du coup tout le monde nous aime : éditeurs, boutiques, auteurs, joueurs… (ou en tout cas c’est ce qu’ils nous disent !)

Qui sont les membres ?

On est une grosse vingtaine aujourd’hui, avec des assos et des cafés privés, des vieux de la vieille et des porteurs de projets, de Lille à Montpelier et de Dinan à Grenoble ! Le mieux, c’est encore de jeter un coup d’œil à la carte ! 😉

Quels sont les objectifs du réseau ?

On s’est fixé trois missions principales. D’abord, échanger entre cafés : partager des conseils, faire profiter de notre expérience aux collègues, imaginer des actions communes comme des expos tournantes, par exemple. Ensuite, on souhaite parler d’une seule voix : aux joueurs, pour faire connaître les cafés ludiques un peu partout, mais aussi aux éditeurs, aux pouvoirs publics ou aux auteurs. Enfin, on a tous envie de filer un coup de main aux passionnés qui sont assez fous pour se lancer dans leur propre projet de café-jeux, et si possible de le faire de façon coordonnée et intelligente.

Quelles sont les actions menées par les Cafés ludiques ?

On a plein de projets pour l’avenir, mais on a déjà la chance immense que le Festival des Jeux de Cannes (et notamment Nadine Seul) nous ait fait confiance avant même que le Réseau existe officiellement, en nous confiant la gestion de la buvette sur les Nuits du Off depuis maintenant 4 ans. C’est clairement un temps fort de l’année pour nous, avec la participation de bénévoles de tous les cafés et une belle mise en avant de notre savoir-faire. La bière aide bien à séduire les joueurs présents !

On est aussi en train de travailler sur un partenariat global avec AccessiJeux pour proposer dans tous nos cafés une sélection de jeux adaptés aux personnes déficientes visuelles.

Et on participe aux jurys de plusieurs prix ludiques, comme CreaGames décerné par le CNJ, le Kiosque d’Or du festival de Valence, le prix Ludix, et bien entendu l’As d’Or avec Nathalie Zakarian, régisseuse de la Triche. On essaie de se faire la voix de toutes les personnes qui jouent et travaillent dans les cafés, en soutenant les jeux qui plaisent le plus dans nos lieux respectifs.

Quelque chose à rajouter ?

À bientôt autour d’un verre et d’un plateau, bien entendu ! :)

Merci à Matthieu pour toutes ces informations qui j’espère, vous aideront à mieux comprendre nos partenaires.

Moi je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures !

Festival de Cannes, à l’année prochaine !

Et voilà, le Festival International des jeux de Cannes  2018 est terminé !

Ce fut une édition riche en rencontres et en animations.

Cette année sur le stand, nous avions l’équipe de choc du Droit de Perdre, composée de :

François, le responsable de la maison d’édition, Yves Hirschfeld et Fabien Bleuze, nos deux auteurs à succès qu’on ne présente plus, Constance, notre animatrice depuis les débuts de la maison d’édition, Alix, une animatrice extérieure qui nous a rejoint dans cette aventure et moi-même. Merci à toute l’équipe pour son implication et ces moments de complicité.

Marcus, un des deux auteurs du Questions de merde spécial Geek était également présent sur son propre stand.

Nous avons passé de précieux moment avec des auteurs, des associations, des porteurs de projets et bien sûr avec vous.

Cette édition 2018 du Festival de Cannes a été une mise en jambe pour moi et m’a donné pleins d’idées pour les prochains événements.

Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine à Cannes, pour fêter les dix ans de la maison d’édition ! Car pour l’occasion, nous vous préparons quelques surprises…

En attendant, n’oubliez pas de venir jouer avec nous durant les prochains événements et de partager des moments de bonheur avec ceux que vous aimez !

(Photo de Louise d’Hubert)